Moi (les armes à la main) : Tout le monde à plat ventre. Tout le monde se couche par terre et nous nous arrêtons au-dessus d’eux nos visages masqués par des cagoules. Nous tenons chacun une mitraillette. L’homme (à terre) : Prenez tout ce que vous voulez mais je vous en supplie ne nous faites aucun mal. Moi : On ne vous fera rien si vous coopérez donc donnez-nous tout ce qui se trouve dans le coffre-fort. Jojo : Nous savons que vous avez un coffre-fort ici donc ne soyez pas avare. La femme (apeurée) : Nous n’avons pas de coffre-fort mais nous pouvons vous donner ce que nous avons. Hulk (mettant son arme sur elle) : N’essaye pas de nous mentir sinon vous allez le regretter. (Soulevant leur fille) D’ailleurs viens là toi, il faut que tes parents sachent qu'on ne blague pas. La fille : Aaah ça fait mal ! L’homme : Je vous en supplie ne lui faites rien, je vais vous conduire au coffre-fort. Jojo suit le monsieur tandis que Hulk reste avec moi pour surveillée les deux femmes. Je préfère rester ici avec Hulk parce qu’il ne résiste jamais aux femmes et là il est capable de se faire une. La fille : Vous n’allez pas vous en sortir aussi facilement, vous verrez la police va vous attraper et vous mettre tous en prison. Hulk : Tu as une grande gueule toi, attend que je te montre qui je suis. Il lui donne une claque et pose son arme sur sa tête, la charge et s’apprête à tirer. Moi : Non mais tu es malade, j'ai dit pas de blessé ni de mort. On prend ce qu'on a à prendre et on se casse. Hulk : Mais elle a la grande gueule et moi je ne tolère pas ça. D’accord puisque je ne peux pas la tuer je vais prendre du bon temps avec elle. Au moins ça compensera. Il la soulève par les cheveux et la fait tomber violemment sur le canapé en détachant sa ceinture. Je vais vers lui et le saisi. Moi : Non mais qu’est-ce qui ne va pas avec toi ce soir ? Tu ne peux pas maitriser ta libido un peu ? Lâche-là. Il abandonne son plan et me lance un regard meurtrier mais il ne peut que m’obéir parce que je suis son chef. Cet imbécile croit qu’en se donnant pour surnom Hulk il va devenir super puissant et intimidant. Il intimide peut- être les autres mais moi jamais d’ailleurs il ne fait même pas la moitié de mon poids. Jojo revient avec l’homme une manette à la main et nous partons comme nous sommes venus dans notre 4X4 teintée. Nous enlevons nos cagoules et conduisons jusqu’à notre QG où nous attend notre boss qui est toujours accompagné de sa copine qui est je signifie 2 fois plus jeune que lui. Boss : Alors la chasse a été bonne ? Moi : Oui boss. Hulk : Oui sauf que Dusky m’a encore empêché de prendre mon pied. Boss : Krkrkr mais tu connais Dusky, tu sais très bien qu’il est contre toute forme de violence. Il est comment je peux dire ça…un ange parmi les démons. Hulk : Mais moi ça m’empêche de m’amuser. Je lui réponds sans le regarder. Moi : Tu peux t’amuser avec toutes les putes qui circulent dans la ville mais pas avec des innocents. Boss : Ok ok donnez-moi le butin, vous aurez votre part comme d’habitude demain. Sur ce bonne soirée messieurs. Il est minuit et nous sortons chacun de son côté. Enfin Jojo et Hulk vont se taper des putes quant à moi je vais dans mon bistro habituel pour déverser toute ma rage et le dégout que je ressens pour ma propre vie dans plusieurs verres de whisky. Je suis devenue un bandit de grand chemin malgré moi. Aucune autre opportunité ne s’est présentée à moi pour que je la saisisse. Dusky qui veut dire sombre, obscur n’est bien évidemment pas mon vrai nom. Mais je l’ai choisi parce qu’il reflète au mieux ma vie, de mon passé à mon présent et peut-être même mon avenir. Comme vous l’avez sans doute remarqué, je n’aime pas qu’on touche à la vie des gens. Vous vous direz surement bizarre pour quelqu’un qui est dans ce genre de trafic. Mais ma personnalité est carrément différente de mon boulot. Pendant nos raids je veille à ce qu’il n’y ait aucun mort mais aussi qu’on ne s’en prenne pas aux femmes. Les hommes je m’en fiche, qu’on leur casse la gueule de toutes les façons ils sont tout aussi détestable que nous. Mais la femme non, elle est faite pour être protégée donc hors de question que je laisse qui que ce soit la brutaliser encore moins la violer mais je ne dis pas qu’il n’y a jamais eu de mort pendant nos opérations. Je peux certes m’empêcher de tuer mais je ne peux pas empêcher les autres de le faire surtout lorsqu’une des victimes veut se jouer les super héros. Je ne touche ni à la drogue ni à la cigarette. Je bois non pas par plaisir mais plutôt pour oublier, oublier qui je suis, ce que je fais. Pour oublier ma minable vie et le minable personnage de cette minable vie. Je me déteste tout comme je déteste ce que je fais. Mais comment arrêter si je ne sais rien faire d’autre que ça ? Si j’ai passé toute ma vie dans les armes à feu ? Déjà à 11 ans je savais manier une arme. J’aurai arrêté si j’avais quelque chose qui me motivait et qui me donnerait assez de volonté pour devenir quelqu’un de bien. Je n’ai aucune famille encore moins de petite amie. Les filles, j’en ai collectionné à une époque mais ça m’a vite dégouté. Moi je cherchais à chaque fois en elle une compagne qui m’aiderai à être quelqu’un d’autre mais elles tout ce qui les intéressaient c’était le blé et le sexe et ces deux choses j’étais capable de les en combler. Tout comme de ma vie j’en ai eu marre donc je les ai toute envoyé promener. J’ai une vision tellement grande de la femme que en voir qui se dévalorise me déçois sérieusement. J’ai intégré la bande il y a de cela 5 ans après avoir fait partie d’une autre bande mais qui était moins équipée et moins sérieuse que celle-ci. Contrairement aux autres bandes de braqueurs qui circulent dans le pays notre bande est très équipée, très puissante et modernisé. Nous avons en notre portée toutes sortes d’armes à feu qui nous parvienne des Etats-Unis où notre Boss a aussi une bande mais qui est plus dans les stupéfiants. Nous n’avons pas des armes rouillés et vielles, jamais. Elles sont tellement en bonne état qu’on aurait dit qu’elles appartiennent à l’armée. Nous utilisons aussi des couteaux et autres types d’armes pour mieux nous défendre en cas d’affrontements. Nous ne braquons pas n’importe qui ou n’importe quel endroit. Nous nous attaquons aux Banques, aux maisons de personnes vachement riches. Jamais tu ne nous verras agresser quelqu’un dans la ville avec un couteau comme le font les amateurs. Nous nous sommes des pros avec tout ce qu’il faut. Sur le terrain c’est moi qui commande parce que le boss a plus confiance en moi qu’aux deux autres qu’ils trouvent tête en l’air et ce n’est pas faux d’ailleurs. Nous opérons de nuit comme de jour toujours le visage fermé et un appareil sur notre gorge pour modifier notre voix afin de ne pas être reconnu. Après nos forfais chacun vaque à ses occupations attendant le lendemain pour toucher notre part du gâteau. Moi je me rends toujours dans ce bar pour pleurer sur mon sort avant de rentrer chez moi. Je ne suis pas du genre fêtard ni très rieur d’ailleurs. Mon visage garde toujours la même expression. Pourquoi rire quand je me déteste et déteste ma vie. « Alors bonsoir beau gosse » Je ne tourne pas la tête et continue de siroter mon verre. Je n’ai pas le temps de discuter avec les putes. « Ça te dis qu’on aille se prendre un coup. Le genre de coup qui me fera hurler ton nom ? » Je sors mon portefeuille et pose un billet que je bloque avec mon verre avant de me tourner vers la jeune fille. Moi : Non merci je passe mon tour. Je veux partir et elle lève la main pour m’attraper mais je l’en empêche aussitôt. Disons que j’ai un réflexe assez vif. Moi : Personne ne me touche. Elle : Hum j’adore les mecs…Hé je n’ai pas encore fini de parler. Je me retourne de nouveau et quitte les lieux sur ma bécane. Je ne la sors que lorsque je deviens Dusky. Elle est assortie avec mes vêtements tout aussi sombres que mon surnom et ma vie. Pourquoi je n’aime pas qu’on me touche ? Parce que je me sens sale et aussi parce qu’à force de ce travail je suis toujours sur la défensive. Si je dois avoir un contact avec quelqu’un c’est moi qui touche. Hors de question que quelqu’un pose sa main sur moi. Alors ça jamais. C’est même pourquoi quand je me bats il n’y a pas moyen que mon adversaire me touche à moins que je sois distrait ou en position de faiblesse mais même ça encore faut être vraiment costaud pour le faire. J’entre dans mon appart sans vie ni couleur et me dirige dans la douche où je laisse l’eau couler sur moi, espérant que ça diminue l’effet de merde qu’est ma vie sur moi.
***Olivier*** Trois ans, trois fichus années que je traque cette bande de braqueur en peu trop doué à mon goût. On ne sait jamais à quel moment ils agissent parce que leurs heures changent à tout moment. On sait que les bandits opèrent tard la nuit mais eux ils s’en foutent de l’heure. Ils peuvent opérer à 6h en plein milieu de la ville sans craindre d’être attrapés. J’étais déjà dans mon lit lorsque j’ai reçu un appel m’informant qu’il y avait eu braquage chez un riche homme d’affaire. Comme tout le commissariat sait que j’enquête sur cette bande, on m’informe de leurs moindres faits et gestes. Je me rends sur les lieux où la police fait déjà des constats. J’entre et trouve une famille effrayée dans le salon, la mère tenant la fille dans ses bras pour la réconforter. Moi : Bonsoir je suis le Lieutenant Tanoh, est-ce que je peux vous poser quelques questions ? Ils acquiescent et je m’assois en face d’eux tenant mon bloque note en main même si je sais déjà ce qu’ils vont me dire. Cette bande a toujours le même mode opératoire. Moi : Qu’avez-vous remarqué ? En dehors du fait qu’ils aient des cagoules sur le visage et des armes. L’homme : Rien d’autre. La fille se détache de sa mère. Elle : Si moi. Il y avait l’un d’eux apparemment le chef qui a empêché l’un de ses amis de me faire du mal. Il disait qu’il ne voulait pas qu’il y ait de blessé et était même prêt à en venir aux mains. Moi (à moi-même) : Dusky. (Levant la tête) Ok merci mais si quelque chose vous revient n’hésitez pas à m’appeler. Tenez voici ma carte. L’homme : Ok pas de souci. Je me lève et pars m’entretenir avec les policiers pour en savoir plus sur le constat et comme toujours aucune trace d’effraction. Ces types sont vraiment bien équipés pour ne laisser aucune trace de leurs passages. Celui qui m’intrigue un peu c’est Dusky. Tous les témoignages de leurs victimes principalement les femmes disent qu’il les protégeait à chaque fois que l’un de ses coéquipiers menaçait leur vie. Il s’est même pris une balle un jour en voulant protéger une femme que voulait abattre un des coéquipiers. C’est intriguant. Entant normal, il devrait s’en contreficher du sort de ses victimes mais pourquoi les protéger ? Mais néanmoins une chose est sûre, c’est que même s’il défend des gens il n'en demeure pas moins un bandit, je dirai un très dangereux bandit. Il est beaucoup plus rédouté que n'importe quel autre bandit. Cet homme est dangereux et mon but premier c'est de le coincer et de le mettre hors d’état de nuire. ***Le lendemain*** Je suis au bureau à chercher ne serait-ce qu’un tout petit indice qui pourrait me mettre sur la voie. Tout ce que je sais d’eux c’est qu’ils sont trois mais ont un grand chef qui lui a d’autres bandes sur presque toute l’étendue du territoire Ivoirien. Je sais que leur armement leur provient des States mais impossible de mettre la main dessus comme s’ils avaient un complice à la douane. Certains de mes collègues trouvent que j’en fais un peu trop avec cette histoire mais moi je déteste les bandits de grand chemin. Toute ma vie je les combattrai quitte à y perdre la vie. Si j’ai voulu être flic c’est justement à cause d’eux, pour tous les mettre hors d’état de nuire et même les supprimer de la surface de la terre. Oui j’en fais une affaire personnelle et je n’abandonnerais pas de sitôt. « Je peux ? » Je me lève pour saluer le commissaire, Mr Thomas mon chef. Moi : Oui Monsieur. Chef : Alors toujours sur la même enquête ? Moi : Oui monsieur. Je continue de fouiller. Chef : Tu ne crois pas que tu en fais une affaire trop personnelle ? Les bandits ça cour les rues donc tu devrais te concentrer sur d’autres choses. Chercher à arrêter d’autres bandits que ceux-là. Moi : Je sais monsieur mais je ne serai jamais en paix en sachant ces types en liberté et continuer à s’en prendre à d’autres gens. Ils font des victimes même si des fois Dusky les en empêches. Mais il y a quand même souvent des morts. Il me regarde faire mon speech avec un sourire l’air de dire « tu es vraiment un entêté ». Oui je suis un entêté et c’est ce qui m’a permis d’être là aujourd’hui. Chef : Ok bon je te laisse enquêter mais pense à prendre ta pause. Moi : Ok chef. Il sort de mon bureau et je continue mes recherches. Moi ma devise c’est « Tant que ces bandits seront en liberté, il y aura un policier pour les traquer et ce policier c’est Moi, Olivier Tanoh. » Je n’ai presque pas d’ami. Presque, parce que les seuls amis si je peux le dire que je fréquente sont mes collègues de travail. J’avais un meilleur ami, mon coéquipier de tous les jours mais il est mort. Sa mort m’a tellement déstabilisé que je refuse de m’attacher à un autre collègue. Quand tu as perdu une personne de très proche tu évites de trop t’acheter à quelqu’un d’autre de peur de le perdre aussi. Ma journée de travail se termine et comme à mon habitude je fais un tour chez Loraine ma petite sœur adorée. Elle est la seule femme de ma vie, enfin elle et ma nièce. Ses enfants et elle sont ma seule famille. Loraine est toute ma vie et je tuerai toute personne qui lui fera du mal. J’en étais même à deux doigts avec son ex-mari. Je l’aime tellement que je la protège un peu trop on va dire. Je ne cherche même pas à me caser parce que je préfère me concentrer sur elle et son bien-être. Toute ma vie tourne autour d’elle et maintenant de mes neveux même si ces dernières années j’ai été beaucoup plus préoccupé par ces bandits mais n’empêche que j’avais toujours du temps pour eux. Je rentre dans la maison et la trouve en train de faire la table. Elle me serre fort dans ses bras quand elle me voit, c’est sa manière à elle de me faire déstresser et ça me fait un bien fou. Loraine : Alors ta journée ? Moi : Comme d’habitude mais quand je te vois tout disparait. Loraine : Ouais je sais que tu es fou de moi mais sérieux pense à te caser. Moi : Pas maintenant. Au fait où sont mes neveux. Jessica (rentrant) : Bonsoir tonton. Moi (l’enlaçant) : Comment va ma princesse ? Jess : Bien. Je sens quelqu’un me sauter sur le dos et immédiatement je sais que c’est mon petit. Moi : Ooohh comment va mon champion ? Tu sais que tu deviens lourd ? Sam : Oui, maman n’arrête pas de me goinfrer. Loraine : Merci de m’encourager. Bon tout le monde à table. On s’installe et on dine dans une ambiance bonne enfant. J’aime terminer mes journées comme ça, ça me réchauffe le cœur. Rien qu’entendre Loraine rire me glace le cœur. Vous allez peut-être trouver que j’exagère un peu mais quand tu as vécu seul toute ta vie avec une personne, que tu dois te battre pour lui assurer une bonne vie tu ne peux que l’aimer plus que tu ne le devais. Notre mère est morte quelque temps après que notre père ait déserté la maison disant vouloir une vie meilleure. Heureusement que j’avais déjà eu mon BAC donc je pouvais commencer à chercher du travail. Bon je ne vais pas revenir sur toutes ces choses, tout ce que vous devez savoir c’est que j’ai vécu seul avec ma sœur jusqu’à ce qu’elle rencontre son mari enfin ex-mari maintenant. On finit de diner et les enfants montent dans leurs chambres pour faire leurs devoirs. Je m’installe à la terrasse dans la sorte de fauteuil balançant et elle me rejoint avec deux tasses de thé. On le fait chaque fois que je viens la voir. On passe du temps ainsi à discuter en sa balançant légèrement. Loraine : Alors comment ça avance ton enquête ? Moi : Comme-ci comme ça mais je ne lâche pas l’affaire. Je finirai par les coincer. Loraine : Tu ne penses pas qu’il est temps d’oublier cette histoire ? Ça te donne plus de soucis que tu n’en as déjà. Ça fait 3 ans maintenant que Bob est mort donc laisse tomber. Moi : Je ne peux pas. Je veux que ces gens-là payent pour ce qu’ils ont fait à mon ami, mon meilleur ami. Ils l’ont abattue de sang-froid et je compte en faire de même avec chacun d’eux à commencer par leur chef d’opération. Loraine : Ok je pense que je n’arriverai jamais à te convaincre. Mais tu as pu découvrir maintenant qui versait de l’argent chaque mois à sa femme et ses enfants ? Moi : Non, je cherche toujours. Je ne sais pas pourquoi cette personne fait ça mais je compte le découvrir et le remercier. C’est aussi grâce à lui qu’ils arrivent à s’en sortir en dehors de ce que je leur donne. Dis-moi toi, toujours pas de prétendant en vue ? Loraine : Non, je pense qu’il me trouve vieille. Moi : Ne dis pas ça, t’es magnifique. C’est vrai que je ne voulais pas que quelqu’un d’autre t’approche après ce que cet imbécile de Charles t’a fait mais j’ai compris que tu avais besoin de quelqu’un à tes côtés pour t’aider. Loraine : Oui je le pense aussi mais je ne vais pas aller leur courir après comme une désespérée. Je laisse les choses se faire. Moi : Si maman était là je pense qu’elle t’aurait fait tout un discours pour te rappeler (l’imitant) qu’une femme c’est fait pour être avec un homme donc va à la chasse. Elle éclate de rire et je la rejoins en passant ma main autour de ses épaules. Elle pose sa tête sur mon épaule et nous continuons à nous balancer dans le silence. Loraine : C’est fou comme elle me manque. Moi : Moi aussi. Je sais qu’elle est fière de toi. Loraine : Il n’y a pas de quoi être fière de moi. J’ai plus de 30 ans et je suis divorcée avec deux enfants de 16 et 12 ans. Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait pour moi. Moi : Mais te voir forte et battante c’est ce qu’elle voulait pour toi. Tu as hérité de son courage ma puce et sois en fière. Si aucun homme ne veut de toi moi je te garde pour moi. De toutes les façons je ne veux partager ton cœur avec qui que ce soit. Elle se met à rire et je me sens bien. Moi : Je t’aime ma petite puce. Loraine : Je t’aime aussi mon King Kong. Je me mets à rire et on profite par la suite du silence de la nuit. Elle m’appelle King Kong parce que je foutais la trouille à tous les mecs qui l’approchaient. Je ne sais pas ce que je ne ferai pas pour ma petite sœur. Son prochain homme devra bien se préparer parce que je ne lui ferait pas de cadeau... N'oublie pas d'appuyer sur J'aime
***Loraine*** Moi (hurlant) : Jess, Sam dépêchez-vous de venir prendre votre petit déjeuner sinon vous serez en retard à l’école. Ils descendent les escaliers presqu’en courant et me rejoignent dans la cuisine où est déjà servi leur petit déjeuner. Eux : Bonjour m’man. Moi : Bonjour mes bébés. Vous allez devoir faire un peu vite parce que vous êtes déjà en retard. C’est la dernière fois que vous restez tard devant la télé ou encore devant vos appareils. Jess (mangeant) : Mais maman demain est samedi donc on n’a pas cours. Moi : Mais aujourd’hui si, quoi tu l’avais oublié ? Et puis j’attends toujours vos dernières notes pour voir où vous en êtes. Je ne veux pas être surprise par une moyenne désastreuse en fin de trimestre donc ce soir je veux toutes vos feuilles de devoir sur mon lit et ce n’est pas à discuter. Bon pour ce midi je vous ai fait des pattes. Sam : Mais maman on peut très bien manger à la cantine. Moi : Même pas en rêve. Vous voulez vous intoxiquer avec ces conneries qu’ils vous préparent sans hygiène en plus ? Hors de question que mes enfants mangent dehors alors que je sais utiliser mes dix doigts. (Déposant leurs paquets) Voici vos repas, comme d’habitude il y a des fruits et du jus dedans pour le dessert. Bon debout maintenant, il est temps d’y aller. Jess : Mais maman on n’a pas encore fini. Moi : Fallait donc te réveiller tôt maintenant lève ton popotin et dans la voiture. Ils s’exécutent et je range rapidement les assiettes salles dans la machine à vaisselle. Nous montons dans la voiture et les conduits à l'école. Je gare devant l’école et je vois un jeune sourire en regardant en direction de la voiture, je me retourne et vois Jess sourire aussi. Moi : Ok je veux rencontrer ce jeune. Jess : Hein ? Quoi ? Moi : J’ai dit que je voulais le rencontrer à la maison. Faudrait que je connaisse celui que ma fille fréquente. Jess : Maman je ne le fréquente pas, c’est juste un ami. Moi : Raison de plus pour le rencontrer et si c’est un voyou je lui montrerai sa place. Elle fronce les sourcils et descend de la voiture Sam la suivant. Moi : Quoi il n’y a pas de bisou aujourd’hui ? Ils montent à tour de rôle dans la voiture à l’avant et m’embrasse sur la bouche avant de redescendre. Je les observe partir un moment puis démarre pour le boulot. Une longue journée m’attend. Mes journées se déroulent toujours de la même manière. Je fais le petit déjeuner, je dépose les enfants à l’école, je file à ma boutique. Le soir venu je fais le même parcours mais à l’inverse. J’arrive à ma boutique, salut les filles et file dans mon bureau où je me mets à vérifier mes dernières commandes. J’ai une boutique de vente de chaussures que je dessine moi-même. Ma marque s’appelle Lo’ comme Loraine. Mais j’y ai ajouté des accessoires d’homme (montre, chaussure, ceinture) dans un endroit de la boutique juste pour diversifier un peu sinon la boutique entière est rempli de chaussure de femme, des hauts talons en générale, aussi des bottillons supers classes. Mes clients sont en générale des femmes nantis. Soit elles viennent ici les acheter soit elles commandent en ligne et on leur livre. Je dispose de 4 employées et 2 livreurs. Bon je ne suis pas super riche mais je m’en sors très bien. Pourquoi la mode ? Eh bien parce que j’ai vite arrêté l’école lorsque je suis tombé enceinte de ma fille. Je ne pouvais plus continuer et comme le père avait un bon travail il m’a demandé de venir vivre avec lui. Lorsque le bébé a eu 1 an nous nous sommes mariés et il a refusé que je reprenne l’école disant que je devais m’occuper de sa maison et de son enfant. Je n’ai pas trouvé d’inconvénient puisqu’il me donnait tout ce que je voulais. Les choses se sont déroulées ainsi jusqu’à ce que je tombe enceinte de Samuel et que quelques années plus tard on divorce. Ne voulant pas toujours dépendre de lui et attendre qu’il paye la pension des enfants pour vivre j’ai décidé de me tourner vers mon ancienne passion qui était la mode plus précisément dans le domaine des chaussures. J’adore les chaussures, c’est mon dada. J’en ai même toute une collection qui occupe toute une penderie. Je m’y plais parce que ça me permet de m’exprimer et de m’évader. On toc à la porte. C’est surement une de mes employées. Je lui dis d’entrer. Sophie : Madame il y a une cliente qui désire que ce soit vous qui vous occupiez d’elle. Moi : Ok j’arrive. J’espère que ce n’est pas une femme qui ne sait pas ce qu’elle veut parce qu’il y en a qui viennent et c’est à ce moment qu’elles vont réfléchir et moi je n’ai pas de temps à perdre. Je sors à la suite de Sophie et vais rejoindre la cliente. C’est une jeune fille du genre pipelette. Moi (souriant) : Bonjour mademoiselle que puis-je faire pour vous ? Elle : C’est madame. Moi : Oh désolé ! C’est juste que je n’ai pas vu d’alliance donc… Elle : Ce n’est pas une alliance qui fait de moi une dame, je le suis et c’est tout. Ok bon je pense que cette fille ne va pas sortir d’ici vivante, en tout cas si elle continue ainsi. Je respire un grand coup et continue la conversation avec un sourire qui je suis sûr ne va pas tarder à disparaitre. Moi : Ok, vous avez fait un choix ? Ou avez-vous quelque chose en tête ? Elle : Hum qu’est-ce que vous avez ? Moi : Tout ce que vous voulez. Il y en de toutes les sortes ici. Elle : C’est vague comme réponse. Moi : Ok bon je vais vous demander de sortir de ma boutique puisque vous ne savez pas quoi faire de votre journée. Moi j’ai des chaussures à dessiner et une boutique à faire tourner sur ce bonne journée. Elle : Non mais c’est une manière de s’adresser à ses clients. Le client est roi ou vous l’ignorez. Moi : Allez donc faire votre royauté ailleurs. Les seuls rois ici sont ceux qui se comportent comme telle. Vous vous n’êtes qu’une pauvre fille qui a été surprise par une forte somme d’argent venant sûrement du mari d'une pauvre dame qui se demande chaque jour si son mari va bien lorsqu'il est dehors alors que celui-ci est en train de fourrer son bangala dans un vagin trop petit pour lui. Maintenant vous sortez de ma boutique où je m’en occupe moi-même et je peux vous assurer que vous n’allez pas aimer. Je la fixe sans cligner des yeux et elle tourne les talons après avoir pris le temps de bien me lorgner. Moi (derrière elle) : Merci pour ce compliment. (Voix basse) Mtchrrrr n’importe quoi. Je retourne dans mon bureau sous les éclats de rire de mes employées. Elles savent que quand on exige que ce soit moi qui fasse l’hôte il faut aller droit au but donc avant de venir m’appeler elles demandent à la cliente d’être bien sûr de ce qu’elle va me dire parce qu’on ne me dérange pas pour rien. La journée s’achève et je retourne prendre les enfants à l’école pour ensuite rentrer. Je leur prépare le diner vite fait qu’ils engloutissent avant que leur salaud de père ne vienne les prendre pour le week-end. C’est comme ça qu’on fonctionne. Après notre divorce les enfants n’ont pas voulu aller vivre avec lui et sa nouvelle femme donc on a décidé qu’ils restaient avec moi la semaine et les week-ends ils les passaient chez lui. Les enfants n’aiment pas trop sa femme mais comme ils aiment leur père ils font des efforts pour s’entendre avec elle. On sonne à la porte, c’est lui. Je vais lui ouvrir pendant que les enfants vont chercher leurs sacs. J’ouvre et lui tourne le dos le laissant entrer. Moi : Bonsoir Charles Charles : Bonsoir Loraine. Comment ça va ? Moi : Bien. Je le laisse assis au salon et vais dans la cuisine. Lui et moi n’avons rien à nous dire donc je ne vais pas faire semblant d’être super accueillante et tout et tout. Je ne suis pas hypocrite et je ne le serai jamais. Je fais la vaisselle et je sens une présence derrière moi. Charles : Alors tu vas m’éviter comme ça tous les jours Lo ? Je me retourne pour lui faire face afin qu’il voit bien mon visage. Moi : Primo tu ne m’appelle plus Lo et secundo ne te crois pas tellement important pour que je puisse t’éviter. Je n’ai rien à te dire donc je ne vais pas creuser dans mon esprit pour chercher un sujet de conversation. Charles : Mais nous sommes des amis. Moi : Hon hon nous ne sommes pas amis. Nous sommes les parents de Jess et Sam et c’est tout. Je ne fais pas partie de celles qui tiennent coute que coute à être ami avec leur ex-mari juste pour faire bien. Je t’ai certes pardonné de m’avoir trompé avec ma meilleure amie et même de l’avoir épousé mais ça ne veut pas dire pour autant qu’on devient ami. Il reste encore là à me regarder tandis que moi je lui tourne le dos pour continuer à ranger mes assiettes. Les enfants descendent aussitôt et viennent me dire au revoir en me faisant des bisous à tour de rôle sur la bouche puis ils partent. Moi (criant) : Vous allez me manquer mes bébés. Jess (criant) : Toi aussi maman. Puis la porte se claque. A chaque fois qu’ils quittent la maison je ressens un énorme vide. Ils sont toute ma vie et sans eux je ne suis plus personne. C’est grâce à eux si j’ai tenu le coup après la trahison de Charles. Quand je l’ai surpris dans notre lit conjugal avec ma meilleure amie j’ai senti mon monde s’écrouler mais quand j’ai appris par la suite qu’ils allaient se marier c’était encore pire. Je ne savais pas que j’allais retrouver le sourire et même reprendre goût à la vie. Mais j’y suis arrivée et ça fait plus de 3 ans que je vis seule avec mes enfants et que je me suis prise en charge. Je me sers une coupe de glace et m’installe devant la télé pour regarder la série Empire que j’ai téléchargé. J’ai pris toutes les trois saisons et je les regarde chaque soir après que les enfants soient montés dans leurs chambres. J’adore Cookie Lyon, son caractère et son courage mais surtout la manière dont elle met les gens à leur place. Ça me rappelle vachement quelqu’un. Je ne sors jamais genre les boites de nuit et autre. J’en ai passé l’âge et mes seules distractions sont mes enfants, mon travail et la télé. Je n’ai d’ailleurs pas d’amis juste des connaissances et ça me va comme ça. Après le coup de l’autre je pense que je ne suis plus prête à faire confiance à qui que ce soit. J’aime ma vie telle quelle est même si un peu de piment ne me ferait pas de mal mais bon je fais avec ce que j’aie.