Le retour d'Élodie
Chapitre 1

Chapitre 1: Elodie Marsha Joannice NGUEMA Elodie Je descends de l'avion et enlève ma jacket à cause de cette chaleur qui nous accueille brutalement. J'avais oublié à quel point la chaleur de ce pays pouvait autant être tranchante; je suis ma tante qui m'a dévancée. Nous allons faire le protocole des postes de contrôle avec nos bagages et nous sortons enfin. Plus on avance, plus les mauvais souvenirs refont surface, ces souvenirs que j'ai toujours essayé de refouler mais en vain. Un homme nous fait un large sourire, et tantine Harlette va lui faire les bises. Lui: vous avez fait un bon voyage? Elle: oui merci Moi: bonjour Lui: ça va? Moi: oui Lui: elle ressemble beaucoup à Marshal Elle: vraiment, Elodie lui c'est tonton Marcel mon grand-frère, le petit frère de ton papa aussi. Tu le voyais petite, je ne sais pas si tu t'en rappelles Moi: pas vraiment Ils nous a aidées avec nos bagages et nous a conduites à sa voiture. Nous sommes montés et il a démarré. T. Marcel(au téléphone): oui chérie, nous arrivons déjà ……… T. Marcel: OK ça marche Click! T. Marcel: Gayu nous attend même devant T. Harlette: ah d'accord c'est bien alors, les petits rwandais vont bien? T. Marcel: oui merci, tu les verras une autre fois. Comme vous venez d'arriver on n'a pas voulu qu'ils vous embêtent avec leur bruit T. Harlette (amusée): ah ça Ils ont animé la voiture avec leurs histoires tout le long du trajet pendant que j'étais perdue dans mes pensées. Je regardais vers la vitre, comment le paysage défilait sous mes yeux tout en me ramenant à de lointains souvenirs, des souvenirs douloureux. Tonton Marcel a garé devant une supérette. Lui: j'arrive je vais prendre à boire Nous: OK Il nous a laissées un moment. T. Harlette(se retournant): ça va? Moi(petit sourire): oui Elle(répondant à mon sourire ): OK Il est revenu avec un sachet de jus qu'il m'a passé et nous avons repris le trajet. Tonton Marcel a ralenti devant une jolie modeste barrière. Il est descendu aller ouvrir et est revenu afin de nous faire rentrer avec la voiture. Il a récupéré nos affaires et nous l'avons suivi dans la magnifique maison qui était juste devant nous. La belle maison que tantine Harlette a faite construire quand nous étions aux USA. A vrai dire, hormis cette demeure, elle a eu à faire beaucoup d'autres investissements, dont certains sont déjà terminés, d'autres en finition, et d'autres encore en construction. Nous entrons et une magnifique jeune femme nous accueille avec un large sourire. Attendez, il faut que je vous la décrive un peu. Une jeune femme teint clair, avec de belles courbes à l'exception qu'elle ait une petite poitrine mais elle est tout simplement parfaite, en plus d'être trop jolie, elle a vraiment les traits d’une rwandaise. Elle(venant nous faire les bises): vous avez fait un bon voyage? T. Harlette: oui oui merci, toujours belle oh Elle(flattée): merci Harlette et toi encore plus poncée hein T. Harlette (souriante): Merci ma belle-soeur préférée T. Gayu: bon allez vous mettre à l'aise, le repas vous attend T. Harlette: OK on va d'abord se débarbouiller pardon Elle: OK T. Marcel: vos affaires sont déjà dans vos chambres T. Harlette: merci Je suis allée dans la mienne qui était encore plus belle que dans les photos. Et j'ai ma propre salle de bain, le kiffe!!! J'ai pris une douche rapide, je me suis changée et je suis allée les rejoindre. Nous sommes passés à table, tantine Harlette a fait une petite prière et nous avons commencé la dégustation. Il y avait au menu, du poulet entier au four, du riz cantonais, du nyembwe, les atangas et du manioc fang. T. Harlette (salivant): ma belle-soeur préférée tu connais Elle(flattée): merci T. Harlette: je comprends pourquoi Marcel est allé chercher sa femme loin au Rwanda là-bas, il y a vraiment la vérité Rires. Ah je me disais bien. Nous avons mangé dans une bonne ambiance, tonton Marcel et tantine Harlette animaient les discussions. Après le repas, je les ai laissés un moment pour aller un peu me reposer. Mais au lieu de me reposer, j'étais perdue dans mes pensées. Depuis que tantine Harlette m'a parlé de notre retour, cette haine qui a grandi en moi depuis mon jeune âge s'est encore plus intensifiée. Je pouvais rester aux USA, mais bon, entre la vie chère, l'insécurité grandissante surtout pour nous les noirs, ce n'est pas si rose comme on nous le montre à la télévision. Je me suis donc laissée convaincre par ma tante afin de revenir avec elle. Ma plus grande peur est de revoir la famille de maman, particulièrement Romaric (pause). Mais je sais très bien que viendra ce jour où nous nous reverrons, car je suis rentrée aussi pour me faire justice, à moi et à ma mère. Maman Harlette m’a bien raconté la mort de maman, et depuis, je suis convaincue qu’elle a été assassinée. Je suis convaincue que la personne qui l’avait empoisonnée n’était pas loin de son cercle. D’après maman Harlette, le couple de papa et maman attiraient beaucoup de jaloux. Ils étaient beaux ensemble, amoureux, avec un futur prometteur. Mais hélas quelqu’un ou des gens ont décidé d’y mettre un terme. Comme quoi, l’homme noir n’aime pas voir les autres heureux. J'ai décidé finalement d'aller visiter au dehors, faire le tour du propriétaire quoi. Tonton Marcel: la famille d'Eva sait que vous êtes de retour? T. Harlette: des gens qui n'ont jamais cherché à savoir ce qu'elle est devenue, même pas prendre de nouvelles rien? T. Marcel: ouais je vois T. Harlette: Elodie a vécu un traumatisme avec eux pardon, je ne veux pas réveiller de mauvais souvenirs en elle T. Marcel: je me demande toujours qui avait pu empoisonner Eva, une femme aussi gentille, humble, une vraie beauté aussi T. Harlette(m'apercevant): Elodie? Moi(sortant de ma cachette): je vais visiter la cour (sourire jaune) T. Marcel(se levant): nous-même nous partons déjà aussi On les a accompagnés au portail et ils sont partis. T. Harlette: bon je vais à mon tour me coucher Moi: OK J'ai visité et franchement tout est parfait. Un magnifique jardin orne cette belle maison, ensuite à l'arrière il y a une sorte de coin barbecue en brique et une jolie piscine moyenne. Trois jours plus tard, je me préparais minutieusement pour mon entretien au Radisson Blue. J'ai postulé pour le poste de gérante de restauration collective, ils en cherchent. Et je mettrais le paquet afin que l'on me retienne, c’est quand même un des meilleurs hôtels de Libreville. T. Harlette: hummmm c'est pour l'entretien ou après tu as un rendez-vous? Moi(riant): avec qui? C'est pour l'entretien, tu sais que j’aime toujours être bien apprêtée Elle(souriant): et c’est une bonne chose d’ailleurs. OK viens, on va prier Elle a prié pour moi; à vrai dire tantine Harlette est une grande chrétienne. Elle m'a mise dans le bain depuis qu'elle est avec moi mais bon…Tonton Marcel est venu me prendre et m'y a emmenée. T. Marcel: quand tu finis fais signe Moi: OK Merci Je suis rentrée dans les locaux, et c’est comme si le temps s’était arrêté car tous les regards étaient posés sur moi. Cela ne me dérange plus, je m’y suis habituée. Loin de moi le fait de vouloir me vanter, mais j’ai toujours attiré les regards. Déjà toute petite, on me trouvait très jolie, et en grandissant, je me suis davantage embellie. J’ai fait fi des regards et je me suis dirigée vers la réceptionniste. Moi(avec l'accent anglophone): bonjour madame, s'il vous plait j'ai un entretien Elle(me dévisageant): votre nom? Moi: NGUEMA Elodie Marsha Joannice Elle(regardant son calpain): OK, asseyez-vous je vous reviens Je suis allée m'asseoir. J'attends quelques minutes avant que la réceptionniste ne revienne. Elle: veuillez me suivre madame C'est dans une belle démarche qui me connait que je l'ai suivie. C'est une femme qui m'attendait devant. Elle m'a posé beaucoup de questions auxquelles j'y répondais avec assurance. Elle: je vois que vous êtes trilingue? Moi: effectivement, je parle couramment français, anglais et espagnol Elle: hum je vois, si vous êtes retenue nous vous rappelons la semaine prochaine Moi: OK madame Elle: passez une bonne journée Moi: merci pareillement Je me suis levée et je suis sortie de son bureau direction la salle d'attente où j'ai appelé tonton Marcel pour lui faire signe. Quand Il m'a dit être là, je me suis délicatement levée pour sortir. C'est tantine Gayu qui est venue me prendre. Il y avait une petite fille derrière qui ressemblait magnifiquement à sa maman. Elles: bonjour Moi(souriante): bonjour, elle est trop belle comme toi T. Gayu(souriante): merci J'ai mis ma ceinture de sécurité et j'ai regardé du côté de la vitre où mon regard a croisé celui de Romaric OBIANG.

Chapitre 2

Chapitre 2: Romaric OBIANG Cette jeune femme m'intrigue. Je ne sais pas, mais je pense la connaître. Mais où? Telle est la question. Soit une femme avec qui j'ai eu une aventure, ou un coup d'un soir peut-être? Je ne saurais dire, c'est flou dans ma tête, mais son visage me dit quelque chose. Et vu la froideur avec laquelle elle me regardait, je pense aussi qu'elle a pu me reconnaître. Moi(me rapprochant de la réceptionniste): SVP qui était la jeune femme qui vient de partir? Elle: elle avait un entretien d'embauche Moi: ah d'accord OK Merci Je suis retourné dans mon bureau continuer de travailler. La semaine qui a suivi, madame Nadine OKEMVELE qui gère les entretiens et autres, est venue dans mon bureau me faire un rapport. Mme OKEMVELE: de toutes les personnes qui ont postulé, voici les trois que j'ai retenus et qui ont été les plus convaincants Elle me remet les dossiers des trois potentiels candidats. Moi(les scrutant attentivement): effectivement, Ils sont très intéressants. Mais j'ai une touche particulière avec celle-ci NGUEMA Elodie Marsha Joannice (réfléchissant) mais… Elle: y a-t-il un problème monsieur? Moi(me ressaisissant): non ça va, hum je vois qu'elle est très jeune Elle: oui mais elle a de l'expérience en plus d'être compétente, et elle parle trois langues Moi(hochant la tête): effectivement, bien! On la retient alors. Appelez-la afin qu'elle signe d'abord un CDD, on verra bien la suite Elle: d'accord monsieur Elle a pris les dossiers et est sortie du bureau. Elodie! Mais oui! Dawn! Elle est devenue encore plus magnifique qu’avant. Tu parles! Elle a vécu aux USA, c’est normal! J'ai directement lancé l'appel vers maman. Maman: bonjour mon bébé Moi(grimaçant): j'ai 31ans maman Elle: et alors? Moi(amusé): rien, tu sais si Elodie est revenue au pays? Elle: euh non pourquoi? Moi: elle est revenue Elle: comment ça? Moi: elle a postulé où je travaille, elle est de retour maman Il y a eu un long silence de son côté. Maman: j'espère que tu ne l'embaucheras pas Moi(soupirant): maman je ne suis pas le seul qui prend les décisions. Et par rapport aux autres candidats, elle est la plus performante. C'est elle qui a été retenue Silence Maman: OK mais tu restes éloigné de cette fille Romaric, tu restes loin d'elle. Toi-même tu sais ce qui s'est passé avec elle avant, je ne veux plus de scandale dans cette famille. Elle est revenue c'est bien pour elle, mais tu t'en tiens éloigné Moi: OK Maman: les enfants et Evelyne vont bien? Moi: oui merci maman Maman: Il faut passer avec eux ce weekend, ça fait longtemps Moi: pas de soucis, bon maman je vais te laisser je dois continuer de bosser Elle: OK bisous mon bébé Click! Bien sûr que je peux décider qu’elle ne soit pas embauchée, mais je veux que cela soit le cas. Elodie a tellement grandi (frissons). Je me suis assuré qu’elle soit bien contactée et qu’elle débute la semaine prochaine. Je veux savoir ce qu’elle est devenue, ce qu’elle a fait, comment elle a vécu ses années loin de nous, je veux tout savoir, tout! La semaine qui a suivi, elle a débuté. Elle est venue dans une telle fraîcheur qui n’a laissé personne indifférent, personne, même les femmes. Ses courbes, et surtout sa poitrine me font lever directement. Obligé de mettre les mains dans mes poches, puisqu’elle approchait avec son directeur de restaurant. M. HUBLOT: monsieur OBIANG, madame NGUEMA Nous nous sommes serrés la main. Je peux lire comme du dégoût dans son regard, mais nous allons régler ça. Moi: enchanté madame Elle(froide): pareillement M. H: elle est la nouvelle gérante de la restauration Moi(souriant): OK, bienvenue chez nous en espérant que vous y serez pour longtemps Elle(visage fermé): merci Ils ont continué leur chemin pendant que je regardais discrètement ses formes (frissons). Vu comment monsieur Hublot la matte, je ne suis pas le seul intéressé. C’est totalement fou parce que c’est ma cousine, mais qu’est-ce que je peux bien faire face à autant de fraîcheur? Elle est belle, bonne et trop fraîche. Depuis petite, elle m’a toujours attiré. Mais là, je pense que je risque de devenir fou. Deux heures après, je suis allé voir comment elle fait son travail, mais aussi pour lui parler. Moi: Elodie? Quand elle m'a vu, son sourire a disparu. Elle(ferme): madame NGUEMA Moi(amusé): OK passez à mon bureau maintenant Je l'ai devancée et elle m'a retrouvé. Moi: tu joues à quoi? Elle: nous ne nous connaissons pas, alors je vous prierai de me vouvoyer Moi(riant nerveusement): tu sais qui je suis ici Elodie? Tu veux jouer à ça? Elle(nerveuse): tu ne me fais pas peur Romaric, je ne suis plus la petite fille de 9 ans que tu violais à ta guise Moi(m’approchant doucement d’elle): tu ne l’as pas déjà oublié cette histoire Elodie? Ne sois pas rancunière, on pourrait (caressant son bras) PAFF! Moi(serrant la mâchoire): c'est la première et la dernière fois que tu fais ça Elle a tourné ses talons pour partir. Moi: Elodie! Elle s'est stoppée. Moi(ferme): tu oses me créer des problèmes, non seulement tu ne feras pas long feu ici mais de plus, je vais te pourrir la vie Elle est sortie sans demander son reste. Quelle garce! Maman a raison, je dois garder mes distances d'elle. Après le boulot, je suis d'abord passé chez ma maîtresse du moment Ornella, et je suis rentré chez moi retrouver ma petite famille. En effet, je suis marié depuis 4 ans maintenant à une française Evelyne CARDOT, nous avons deux enfants, Eve OBIANG qui a 4ans maintenant, et Karlson NGUEMA qui a 2 ans. Je fais des jaloux partout parce que j'ai bien réussi ma vie. Je suis un bel homme, charismatique, intelligent, friqué et marié à une jolie femme française avec qui j'ai de beaux enfants métisses. Eve(sautillant): papaaaaa Moi(la soulevant): ma puce ça va? Eve(souriante): oui papa Evelyne est venue m'embrasser, avec Karlson dans ses bras. Karlson: bapapabapa Moi(amusé): Il est temps que tu parles déjà mon type Evelyne s'est occupée des enfants le temps pour moi d'aller prendre ma douche. Je suis redescendu pour qu'on passe tous à table. Evelyne: et ta journée? Moi: fatigante, épuisante même comme d'habitude mais ça va Elle m'a juste souri. Ma femme est vraiment belle. Après le repas, nous avons un peu regardé la télévision avec les enfants et Evelyne est allée les coucher avant de venir se blottir dans mes bras. Moi, mes pensées allaient vers Elodie. Rien qu’à penser à elle, je souris, j’ai l’impression de revivre. Elle a vu notre histoire comme un viol, mais moi je garde cela comme de bons moments que nous avons passé ensemble, je suis son premier. Certes, au début ça a été difficile pour elle d’accepter qu’on s’aimait, mais au fil du temps, elle a bien fini par prendre goût. Alors ça me fait rire qu’elle me garde encore rancune pour ça, pour quelque chose qu’elle a accepté. Les jours passaient, et je croisais rarement Elodie. Mais le peu de fois que je la croisais, le petit monsieur se levait directement. Je ne supportais plus le fait qu’elle m’ignore ainsi, je l’ai donc appelé dans mon bureau. Elle(visage fermé): vous m'avez appelée? Moi(calme): asseyez-vous s'il vous plaît Elle s'exécute. Moi: on peut faire la paix stp? Elle: je ne suis pas en guerre avec vous Moi: je suis ton cousin Elodie, on pourrait se parler normalement comme une famille Elle(avec rage): tu y pensais quand tu me violais? Moi (croisant mes bras): arrête ça maintenant Elodie. Tu as fini par prendre goût au final alors pourquoi tu insistes sur le fait que je t’ai violée? Elle(se levant): je peux y aller? Moi(énervé): tu veux vraiment continuer sur cette voie Elodie? C'est ce que tu souhaites vraiment? Elle(regardant sa montre): vous me perdez le temps monsieur Moi(ahuri): hors d'ici! Elle est sortie en claquant la porte. Jamais une femme ne m'a autant méprisé que cette imbécile! Elle ose me tenir tête? OK. Non seulement je vais la baiser au point où elle en redemandera encore, mais ensuite je l'humilierai et la renvoyerai définitivement hors de ce pays. Foutaise! Elle ose? OK, bien. J'ai desserré nerveusement ma cravate, tellement je me sentais insulté. C'est le weekend nous sommes chez maman, et à ma grande surprise, Il y avait tonton Raphaël et tantine Martha. Après de bons instants avec ma femme et mes enfants, nous nous sommes retirés pour discuter loin de leurs oreilles. Tonton Raphaël: donc Elodie est revenue? Moi: euh oui Tonton Raphaël: bien nous ferons une petite fête, et nous l'inviterons Maman: tu es sérieux? Tu ne te souviens pas du scandale qu'elle avait fait dans cette famille? Lui(soupirant): ils étaient enfants Antoinette, ça fait quoi? Plus de 10 ans. Elodie est notre fille, l'enfant de ta défunte petite soeur T. Martha: hum en tout cas je suis neutre T. Raphaël: mettons les querelles du passé derrière nous et avançons. Organisons une petite cérémonie on l'invite, au moins ses autres cousins la connaîtront. Je ne veux pas les histoires qu'elle s'est mariée avec quelqu'un de cette famille parce qu'on ne la connaissait pas Maman(pas contente): hummm Lui(à moi): tu as son numéro? Moi: je demanderai au bureau Lui: OK lundi soir je le veux Moi: OK Le soir, nous sommes rentrés. Le lundi, j'ai pris le numéro d'Elodie que j'ai envoyé à tonton Raphaël. Le mardi, j'ai croisé Elodie; je ne sais pas si elle fait souvent exprès d'être toujours autant fraîche mais je n'arrive pas à me contenir à chaque fois que je la vois. Je suis toujours obligé d'étancher cette soif chez Ornella en lui faisant ce que je veux et en m'imaginant le faire sur Elodie. Bref! Elodie Tantine Harlette sautille en voyant sa nouvelle voiture Rav4 blanche garée dans la cour. Elle revient tout fraîchement de Dubaï. Je la félicite davantage car cette femme est vraiment une femme de vision, une femme battante, qui ne cesse de m'impressionner chaque jour. Elle: mon Dieu! Enfin! Merci Seigneur, j'en avais marre des taxis ici Moi: tonton Raphaël m'a appelée T. Harlette (surprise): comment Il a eu ton numéro? Moi: sûrement par Romaric, lui et moi on travaille au même endroit Elle: abon? Mais tu ne me l'as pas dit Moi: l'oubli je suis tellement débordée (soupirant) je ne m’attendais même pas à ce qu’il travaille dans cette boite, et il est carrément directeur Elle: et comment tu prends ça? Moi (la regardant): je l’évite au maximum, trouver du travail est tellement compliqué dans ce pays que je suis obligée de m’y faire d’abord Elle: hummmm et qu'est-ce que Raphaël veut? Moi: ils organisent une petite fête ce weekend en mon honneur, il veut que j'aille faire la connaissance de la famille Elle(soupirant): et qu'en penses-tu? Moi: c'est tonton Raphaël, je n'ai aucun souci avec lui. Et c'était le seul qui m'avait bien traitée Elle: hum oui c'est vrai, donc tu iras? Moi: juste pour lui Elle: OK mais fais attention à toi Elodie (douce) revoir Romaric… Moi(la coupant): rien du tout Elle: Moi(me calmant): désolée tantine Harlette mais je ne veux pas parler de lui stp Elle: hum je comprends mais laisse-moi te répéter encore que la haine ne mène qu'à la ruine. Prie Dieu de t'aider à leur pardonner et d'avoir la vraie paix en toi Moi(soupirant): OK Donc ils font du mal et ce sont les autres qui doivent prier pour la paix? Je n’ai jamais compris cette philosophie chrétienne. On te gifle à gauche, tu donnes à droite, tu dois prier pour tes ennemies, etc etc. Non, pas pour moi en tout cas. J’ai choisi une très jolie robe bustier blanche avec une fente au niveau des cuisses. Je me suis bien apprêtée comme je sais le faire et je suis partie. Romaric Evelyne: pourquoi vous n'avez jamais parlé d'elle? Moi: boff tu sais elle est partie du pays, elle avait 10 ans. Et elle n'a pas laissé un bon souvenir d'elle donc on a vite fait de l'oublier Evelyne: oh Moi: faisons vite chérie, on doit y aller Elle(faisant sortir sa tarte du four): OK Nous sommes partis avec nos enfants chez tonton Raphaël où se passait la réception. Tout le monde était déjà là sauf Elodie. T. Ralph: elle arrive déjà 10 minutes après le portail s'est ouvert. Une voiture Rav4 y est entrée et Elodie y est sortie. Elle s'avançait vers la cour dans une démarche chaloupée. Puis, elle arriva enfin à notre niveau. C'était comme si le temps s'était arrêté, tous les regards étaient posés sur elle, et cette fente! J'ai failli devenir fou en voyant sa poitrine de la sorte. Elle(visage neutre): bonsoir

Chapitre 3

Chapitre 3: Martha Antoinetta La fête se passe bien, il y a une assez bonne ambiance, mais mon coeur n'est pas tranquille. Cette petite, Elodie, je ne sais pas mais rien ne va avec son fameux retour, je ne sais pas. Mais mon coeur n'est pas tranquille. J'ai pu voir de la froideur dans son regard quand elle m'a regardée, cette même froideur qu'elle a quand elle regarde Romaric et Martha. Cette fille n'est pas venue en paix, j'ai peur pour nous. Et Romaric qui ne cesse de la regarder comme un chien en chaleur. Je suis allée le retrouver. Moi(parlant doucement): tu vas arrêter de la regarder comme ça? Lui(sursautant): maman Moi(fronçant les sourcils): arrête de la regarder comme ça, tu as ta femme qui est là rince-toi les yeux sur elle, elle a aussi les gros seins et Elodie est ta soeur Lui: je ne vois pas de quoi tu parles maman, je ne la regarde pas bizarrement Moi: c'est ça! Je t'ai déjà prévenu, reste loin d'elle, je ne veux plus de scandale et je ne veux surtout pas qu'on finisse par lui donner raison Lui: hummm Je suis retournée près de mon mari Cesar OBIANG, qui sirotait son verre de whisky. Cesar: elle a bien grandi Elodie Moi(l'air de rien): oui Cesar: et ton fils qui ne cesse de la regarder Moi: Cesar (me fixant): j'espère pour toi que tu m'avais dit la vérité sur cette histoire Moi(voulant m'énerver): qu’insinues-tu? Cesar(calme): rien du tout Moi: mon fils n'est pas un violeur Lui: OK Il a continué à siroter son verre, je me suis levée pour retrouver les autres au salon. Raphaël(souriant): tout se passe bien finalement, vous aviez peur pour rien Moi: ça c'est parce qu'elle se comporte bien avec vous Martha: hum je voulais m'approcher d'elle, elle a rapidement changé de route (haussant Les épaules) j'ai zappé, je ne suis pas là pour supplier un enfant. Les éducations des blancs là je ne suis pas dedans Raphaël: c'est votre fille, je vous rappelle, allez-y molo avec elle Elodie a quitté les lieux aux environs de 18h. Nos enfants sont restés nettoyer et tout remettre en ordre, la reine des USA ne pouvait pas le faire pfff. Je suis rentrée avec Cesar dans notre demeure où nous vivons seuls depuis que Romaric est parti pour ses études jusqu'à son retour où il s'est marié. Moi: je n'ai pas apprécié ce que tu m'as dit l'après-midi Cesar: et j'ai dit quoi? Moi: tu as insinué que j'ai menti sur cette histoire Cesar (agacé): c'est sorti de ta bouche pas de la mienne, ne me cherche pas d'histoires ce soir Antoinetta, fais-moi mon thé Moi: hum! Je suis allée lui faire son thé que je lui ai servi et je me suis assise avec lui regarder les informations. Martha Depuis que j'ai revu Elodie, je fais des cauchemars sur sa mère. Je me réveille toujours en sueur. Eloïsa (accourant): maman? Moi(respirant fortement): oui? Elle(s'asseyant sur mon lit): ça fait 4 jours maman, que tu cries dans ton sommeil Moi(essayant de me calmer): c'est toujours ce même rêve où je vois la mère d'Elodie Elle: mais c'est quand même étrange que dès que cette fille revient, tu vois maintenant sa mère t'emmerder Moi(soupirant): Eva était on va dire une femme un peu jalouse de moi et me faisait souvent des choses bizarres (pause) bref je vais me reposer Eloïsa(soupirant): OK Elle est sortie de ma chambre, et je me suis recouchée, mais plus pour dormir mais réfléchir. Pourquoi Eva me hanterait maintenant? Serait-ce lié au retour de sa fille? J'ai essayé de retrouver le sommeil mais en vain donc je me suis débarbouillée et je suis allée en cuisine manger quelque chose. Il est 7h. Eloïsa m'a rejoint. Elle: tu vas mieux maman? Moi: ça peut aller, tu vas déjà à l'école? Elle: oui maman Moi: OK, au fait Gabriel arrive quand? Elle(souriante): mercredi de la semaine prochaine Moi(souriante): hum là tu as intérêt à sécuriser ton territoire Eloïsa, les filles de Libreville sont dangereuses. Quand elles vont voir un beau garçon qui revient tout droit de Suisse, intelligent avec un avenir prometteur, elles vont se jeter sur lui comme jamais donc maman fais attention Elle(attentive): OK maman, bon j'y vais Maman: OK à ce soir bisous Elle: bisous maman Eloïsa est mon unique enfant, elle est âgée de 23 ans. Son rigolo de père est aux abonnés absents, mais bon on se débrouille bien à deux. En plus, Raphaël et Antoinetta participent aussi à ses besoins donc ça va. Moi je suis une grande commerçante aussi donc je ne me plains pas. Je vis ma petite vie tranquille sans embêter quelqu'un. Eloïsa rentre aux environs de 16h à la maison. Elle: bonsoir maman (me tendant une enveloppe) j'ai trouvé ça devant la porte J'ai pris l'enveloppe qui avait mon nom dessus. Je l'ai ouverte et j'ai failli m'évanouir en regardant la photo de la tasse qui était dedans. Cette tasse. Eloïsa: maman? Moi(la regardant): oui? Eloïsa: qu'est-ce qu'il y a? Moi: euh (regardant la photo) je ne sais pas Eloïsa Elle a regardé la photo. Elle: une tasse? J'ai caché la photo et je suis montée dans ma chambre souffler un coup. C'est quoi cette blague mon Dieu? Qui a envoyé cette blague? Je suis redescendue. Moi: qui a envoyé cette enveloppe? Eloïsa: je ne sais pas maman, je l'ai trouvée au pas de la porte Moi(m'énervant): tu es sûre Eloïsa? Pourquoi Il n'y a que toi qui l'a vue? Pourquoi c'est toi qui me la donne? Elle(surprise): oh? Je l'ai laissée là et je suis allée respirer un bon coup dehors. Je ne veux pas devenir folle, c'est impossible. Appel: Antoinetta Moi (décrochant): allo? Antoinetta: je viens de retrouver sur le pas de ma porte la photo de la tasse avec laquelle Eva a été empoisonnée Moi (frissonnant): j’ai reçu la même photo Antoinetta, la même! Qui nous joue ce coup? Antoinetta: je ne sais pas Martha, je ne sais pas. Mais je savais que le retour d’Elodie ne disait rien de bon

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