LES ÉPINES DE LA VIE
Chapitre 1

Sophie : papa je vais me marier avec pierre que tu le veuilles ou pas, je l’aime! Mr Abessolo : ferme-moi ta bouche ! Depuis quand tu hausses le thon sous mon toit tu te prends pour qui, je vois que l’école ne vous pas appris le respect des parents. Je ne veux plus te voir avec ce clochard de Kenfack tu épouseras mon ami Abéga. Sophie (en larmes) : mais papa il est vieux il a déjà deux femmes … Mr Abessolo : j’ai dit que je ne veux plus te voir avec ce clochard de Kenfack, tu épouseras Abéga, il est riche et il t’offrira une belle vie. Sophie : papa comment tu peux me forcer à épouser ce vieux crasseux, il te dépasse même en âge. Slash(une gifle) Mr Abessolo : ferme là! ET puis quoi? TU ne vois pas qu’il a beaucoup d’argent, tu ne manqueras de rien ma fille de plus il est de notre communauté, je ne voudrai pas que tu te maries avec un homme qui n’est pas de ce village. Sophie : papa tu m’as giflé à cause de ce vieux qui n’a même plus toutes ses dents vraiment tu me déçois Maman albertine : ah Sophie ; depuis quand tu parles ainsi à ton père ma fille tu ne vois pas notre misère? Je veux aussi avoir une belle voiture avec chauffeur comme ma copine Emilie, sa fille a épousé un riche homme bien qu’elle soit la quatrième femme elle ne s’en plaint pas toi tout ce que tu nous ramène c’est ce rienton de Kenfack il n’a même pas encore un boulot… yaaah ma fille tu ne veux pas aussi mon bonheur ? Woulili tu es méchante, les enfants des autres dans ce village font de grandes choses pour leurs parents, ils prennent soin d’eux leur donne beaucoup d’argent mais toi Sophie tu veux nous apporter la honte ça jamais! Pas de mon vivant! L'étonnement pouvait se lire sur le visage de Sophie, les larmes ruisselaient sur son visage, ses parents voulaient la vendre au plus offrant pour leurs intérêts ils ne se souciaient même pas de son bonheur. Sophie : comment pouvez-vous sacrifier mon bonheur pour de l’argent ? Mr Abessolo : aka ferme ça! Tu parles de quel bonheur, c’est avec les cailloux qu’il va nous nourrir ? Je vois que l’argent que j’ai dépensé sur toi pour que tu ailles à l’école c’était du gâchis tu n’as rien retenu. Maman albertine : n’est-ce pas c’est le bonheur qu’elle va manger je ris moi, elle ne peut pas prendre exemple sur ses amies ici au village on n’a doté les filles ici c’était du venez voir avec quoi il va payer la dote même un porc il pourra donner ? Pardon n’augmente pas ma tension snif … Mama albertine s’assit au sol faisant sa mascarade comme bons nombre de mamans africaines dans le but d’attendrir sa fille. Sophie : mais vous savez qu’il vient à peine de sortir de l’école tout comme moi il cherche encore du boulot mais n’empêche que c’est un battant, nous sommes jeunes nous nous construisons encore un avenir ensemble, la vie n’est pas la course je vous promets de vous rendre fière, c’est pierre que j’aime ! Acceptez le je vous le demande à genoux, papa cet homme que tu rejettes aujourd’hui il a toujours été d’un grand soutien pour notre famille mes photocopies à l’université c’est lui qui les réglait même ma dernière année d’université il l’a réglé donnez-lui une chance. Mr Abessolo : aka tsuips! Toute cette école t’a même servi à quoi ? Sinon à te rebeller contre tes parents depuis que tu as ton diplôme en poche on t’a pris quelque part minalmi regarde tes amies elles n’ont pas eu besoin de diplômes pour se marier tu nous racontes des sornettes, ma décision est prise je ne veux plus voir les pieds de Kenfack là ici gare à lui. Le mois prochain Abéga viendra demander ta main j’en ai terminé. Maman albertine : c’est tout mon mari Kenfack c’est le nom de quel condiment ? Il faut m’arrêter ça ma fille tu seras très heureuse chez Mr Abéga tu ne manqueras de rien. Le monde de Sophie et ses rêves s’écroulaient, elle se demandait bien ce que serait sa vie sans bonheur, vivre une vie qu’elle ne désirait pas, ainsi ses parents allaient sceller le mariage avec Mr Abéga qu’allait-elle devenir ? Elle ne voulait qu’un seul homme quitte à s’attirer les foudres de ses parents _téléphone_ Sophie(en larmes) : allô chéri snif… Pierre : Sophie pourquoi tu as cette voix tu pleures ? Que se passe-il ? Sophie : pierre je suis désemparée Pierre : parle-moi chérie pourquoi tu es dans cette état ? Sophie : j’arrive chez toi je vais mieux tout t’expliquer. Pierre : d’accord je t’attends! Une heure plus tard elle arriva chez pierre, il louait un petit studio à la sortie de la ville… Pierre : Sophie qu’est-ce que tu as ? Elle regarda cet homme, ce beau visage à la peau ébène qu’elle admirait tant, pierre était un bel homme à la carrure imposante un charisme s’émanait de lui, il faisait des ravages au lycée… il n’avait pas besoin d’en faire trop pour se faire aimer, il marquait énormément les gens, gentil, doux et au service de son prochain parfois même jusqu’à s’oublier, c’est cette gentillesse qui avait séduite Sophie, lorsque ce premier jour de classe elle arriva en retard toutes les places étaient prises exceptées celles de derrière…. Tous les yeux de ses camarades se braquèrent sur elle, elle ne pouvait pas passer inaperçue, teint clair elle avait une beauté angélique celle qui se bonifiait au fil des années comme du bon vin, c’est tout naturellement qu’il l’avait cédé sa place pour s’assoir au Chabat (fond de la classe) son regard l’avait captivé un vrai coup de foudre, il ne l’avait plus quitté... Sophie : mes parents ne veulent pas de toi ils veulent que j’épouse un vieillard qui a beaucoup d’argent tu t’imagines. C’est vrai que papa Abessolo ne le portait pas dans son cœur mais pierre n’aurait jamais cru que celui si puisse un jour lui refuser la main de sa fille Pierre : mais pourquoi ? Sophie : parce que tu n’as pas d’argent ni de boulot pour le moment de surcroît tu n’es pas de notre tribu, ils veulent un beau fil plein aux as Pierre : c’est vraiment grotesque et dire qu’il y’a des gens qui pensent encore comme ça, les mentalités n'ont pas évolué à ce que je vois. Sophie moi je t’aime d’un amour sincère et pur pourquoi la tribu et l’argent devraient être un frein à notre bonheur ? Ce n’est qu’une question de temps pour le boulot notre situation changera tu verras Sophie regarde-moi dans les yeux ait foi en moi je te rendrai heureuse. Sophie : je crois en toi et à notre amour je voudrais que tu me fasses tienne pour la première fois fait moi l’amour. Pierre : tu en ais sur ? Sophie : oui! Pour la première fois elle se donna ce soir-là à l’homme qu’elle aimait tant, il s’était pris d’une manière douce et sensuelle centimètre par centimètre il explora son corps, tous leurs sens furent en ébullition, l’atmosphère était paisible il plongea en elle, se fut douloureux mais le plaisir était incomparable Pierre : tu as aimé ? Sophie : oui juste en peu douloureux! Pierre : désolé ! Sophie : ce n’est pas grave je t’aime énormément. Pierre : moi de même Sophie! Plongée dans ses pensées elle se demandait ce que serait son avenir sans cet homme qu’elle aimait tant elle préférait se donner la mort que de vivre sans lui l’amour qu’ils se portaient était si fort mais comment allait-elle procéder avec ses parents ? se demandait-elle Pierre : Sophie à quoi penses-tu ? Sophie : qu’allons-nous devenir ? Pierre : devenir comment ? Arrête de te poser mille et une question ton futur c’est avec moi n’en doute pas. Sophie : et mes parents ils ont été catégorique ils ne veulent pas de toi. Pierre : ne t’en fait pas demain j’irai leur parler tu verras ils changeront d’avis. Sophie : je l’espère je ne veux pas épouser ce vieux crasseux quitte à partir avec toi je désobéirai à mes parents. Pierre : t’inquiète pas ça ira! Le lendemain pierre se rendit chez les parents de Sophie comme prévu à peine était-il arrivé à la cour que Mr Abessolo le fusilla du regard ce qui ne présageait rien de bon. Mr Abessolo : Sophie j’ai l’impression que je parle à une sourde Kenfack fait quoi sur ma cour ? Sophie : werr papa il est venu te voir laisse le entrer nor! Maman albertine : l’enfant-ci va tout me montrer on peut être têtue comme ça ? Tu fou quoi encore avec ce bon à rien ? Pierre : maman depuis quand tu me traites de cette façon qu’ai-je fait pour mériter cela de votre part ? Maman albertine : maff! Tu appelles qui maman ? Tsuips je ressemble à ta mère tes égaux ont les immeubles partout en ville leurs beaux parents sont dans les grosses villas tu viens ouvrir ta bouche ici mekmek tu mérites notre fille quand tu la regardes ? Laisse-moi te dire bientôt elle épousera un homme très riche donc cherche toi! Pierre était profondément attristé par toutes ses paroles blessantes à son endroit Sophie quant à elle ne cessait de pleurer. Mr Abessolo : tu penses que c’est l’amour-là qui nous nourrir ? Quelqu’un d’autre veut l’épouser et il est très riche la dote c’est pour bientôt donc oublie ma fille. Sophie : papa tu ne peux pas me faire ça je suis ton unique enfant tu devrais te soucier de mon bien être. Maman albertine : aka ferme moi ça! Et c’est avec lui que tu auras un avenir? Ils étaient tous de marbre même les supplications Sophie auprès de sa mère pour qu’elle défende sa cause auprès de son géniteur n’avaient servi à rien. Sophie : comme vous ne voulez pas donner une chance à pierre je m’en irai avec lui jamais je n’épouserai ce vieillard pour vous faire plaisir. Mr Abessolo : ainsi tu nous défie? Tente et tu verras! Sophie : papa je suis déjà majeure je fais ce que je veux de ma vie je m’en vais avec lui. Maman albertine était face à un dilemme c’est vrai qu’elle n’approuvait pas cette relation mais pour autant elle ne voulait pas perdre sa fille des fausses larmes ruisselaient sur son visage dans le but de l’attendrir… Maman Albertine(en larmes) : snif Sophie, je suis ta mère je ne veux que ton bien, je t’en prie revient à la raison tu n’auras aucun avenir avec lui épouse Mr Abéga quiconque que tes parents pour savoir ce qui est mieux pour toi ? Sophie : pierre allons-nous en d’ici Pierre : Sophie je ne veux pas être la cause de ce qui suivra avec tes parents Sophie : tu m’aimes ou pas ? Pierre : oui tu le sais très bien. Sophie : c’est toi que je choisis allons-nous en dit ci! Maman albertine : sache que je ne suis plus ta mère, je te maudis le bonheur que tu recherches tant au côté de ce bon à rien ne sera que malheur jusqu’à ta descendance. Maman albertine cracha trois fois par terre… Mr Abessolo : quant à moi je te renie dès aujourd’hui je cesse d’être ton père! Oublie nous et par la même occasion ce village! C’est avec le cœur lourd que Sophie s’en alla lassant derrière elle ses parents mais elle s’avait qu’avec l’amour qu’ils se portaient ils allaient surpasser les épreuves de la vie ensemble, ainsi ses parents l’avaient maudit jusqu’à sa descendance une nouvelle vie aller commencer pour eux, semée d’embuches, et leur enfant n’en sera pas épargné … oui nos géniteurs parfois nous profèrent des mots se pouvait-il que leurs mots aient un réel impact sur notre vie ?

Chapitre 2

Chapitre 2: Les chroniques de Nelly Carelle #_les_épines_de_la_vie_ Un an plus tard pierre trouva un emploi dans une autre ville, dans une banque de la place en tant que banquier, ils quittèrent la capitale pour douala et emménagèrent dans un appartement plus grand d’autant plus que la famille allait s’agrandit, ils attendaient la venue de leur enfant. Sophie : chéri je suis très contente pour toi Pierre : merci ma belle tout ceci je te le dois tu m’as été d’un grand soutien Sophie : ne me remercie pas tout ira toujours pour le mieux Pierre : comment se porte notre petite Julie Sophie : aïe ! Pierre : c’est quoi chérie Sophie : rien de grave elle vient de me donner un coup de pied elle n’arrête jamais cette petite on dirait qu’elle est sur un ring de boxe hein... hihihi Pierre : ça prouve qu’elle sera une battante comme son père Sophie : ah ça tel père telle fille Pierre posa sa main sur son ventre, il avait l’habitude de parler ainsi à sa fille cela l’apaisait Pierre : écoute ma petite Julie c’est papa, il ne faut pas trop fatiguer ta maman mon ange, tu seras une battante comme ton père malgré les coups de la vie il faudra te battre sans relâche au bout du tunnel il y’aura de la lumière, je serai toujours là Sophie : toi et ta fille Julie hein hihihi elle n’est pas encore là mais tu lui tiens déjà des messages de motivation Pierre : c’est important chérie on dit que les bébés écoutent tu vois tu ne te plains plus elle s’est calmée Sophie : c’est vrai Deux mois plus tard ils furent les heureux parents d’une petite fille, ils bénissaient le ciel, Sophie porta son enfant sa joie était grande Pierre : bienvenu marie-Julie Kenfack la fille de son père, papa est fière de t’accueillir dans ce monde merci chérie pour ce magnifique cadeau Sophie : je t’en prie bébé c’est le fruit de notre amour Marie-Julie Kenfack c’est ainsi qu’il l’a surnomma, elle naquit un 15 août jour où la vierge Marie était élevée au ciel…pierre avait jugé bon d’ajouter Marie à Julie qui était le prénom de sa défunte mère, Julie était un bébé plutôt gaie calme et douce son enfance était très joyeuse, elle ne manquait de rien mais comme tout enfant de 10 ans elle se demandait bien pourquoi personne ni de la famille de son père ou de sa mère ne leur rendait visite appart un des cousins éloignés de pierre Djibril, qui venait par moment avec sa femme et ses 2 enfants , un fils et une fille qui avait son âge qui avait à peu près son âge , et rarement quelques-uns des amis de pierre également Marie-Julie : papa ! Papa ! Pierre : oui ma mère Marie-Julie : mais papa je suis trop petite pour être ta mère Pierre : hahaha sacrée Julie mais tu portes le prénom de ma maman c’est pour ça que je t’appelle ainsi des fois Marie-Julie :je sais papa mais j’aimerai que tu m’appelles par mon prénom Pierre : c’est compris maman Marie-Julie : et voilà que tu m’appelles encore ainsi Pierre : hahaha je m’excuse sa majesté Julie Marie-Julie : c’est mieux mon roi Pierre : vient dans mes bras Dans les bras de son père elle se sentait en sécurité et à l’abri Marie-Julie : elle est où maman ? Pierre : elle est allée faire des courses au marché elle ne tardera pas à rentrer. Tu m’as appelé tout à l’heure as-tu quelque chose à me dire ? Marie-Julie : oui papa pourquoi je n’ai pas de grands parents comme tous les autres enfants ? Personne de vos familles ne nous rend visite j’aimerai tellement les connaitre La tristesse se lisait sur le visage de pierre il resta silencieux durant quelques minutes Marie-Julie : papa à quoi penses-tu ? Pierre : à rien ma puce en fait tu sais Julie mes parents sont décédés quand j’étais tout petit dans un accident de la circulation Marie-Julie : c’est triste ils sont morts comme le papy et la mamy de mon amie Aubry elle me l’a dit et même qu’ils se sont transformés en oiseaux pour voler dans le ciel Pierre : hahaha waouh c’est vrai Marie-Julie : et tu n’as pas de frères ni de sœurs ? et maman où sont ses parents ? Pierre : non Julie ta maman et moi étions les uniques enfants à nos parents. Les parents de ta mère vivent dans un village situé à quelques kilomètres de la capitale Marie-Julie : mais pourquoi on ne va jamais les voir Pierre : un jour on ira Julie Marie-Julie : d’accord papa Julie comptait les jours qui la séparaient de ses grands-parents elle espérait tant les voir mais hélas ce jour n’arriva pas.. Elle grandissait auprès de mes parents, pierre gagnait bien sa vie , mais il ne la gâtait pas non plus, il lui inculqua certaines valeurs parmi lesquelles le travail…Pour lui pour mériter quelque chose de sa part elle devait travailler durement pour l’avoir, être digne en toute circonstances malgré les épreuves que la vie lui réservera, pour Julie ses parents étaient ses modèles après lui avoir donné naissance Sophie n’avait plus eu d’autres enfants, chaque fois qu’elle concevait elle perdait le bébé, elle finit par se contenter de son unique enfant, et lui apprenait comment tenir une maison… Adolescente Julie cuisinait déjà de bons mets… mais du jour au lendemain ce bonheur dans lequel Julie et sa famille nageaient se brisa… C’était un après-midi en classe de seconde, elle rentrait avec son amie Aubry, elles étaient très contentes d’avoir bravé avec succès cette classe, comme toujours première de sa classe Julie était très brave à l’école, elles furent promues en classe de première scientifique, le plus grand rêve de Julie était celui de devenir médecin Aubry : vive les vacances à nous la première, enfin nous avons terminé Marie-Julie : je te dis Aubry : j’ai cloué le bec à Mr Evina lui qui passait son temps à me traiter de tête dure mais grâce à toi avec tes cours intensifs j’ai pu relever mon niveau merci Julie tu es la meilleure Marie-Julie : je t’en prie il devrait comprendre que personne n’a une tête dure c’est en forgeant qu’on devient forgeron Aubry : tu l’as bien dit tu crois que je n’ai pas vu les regards que Nick te lançait là ikiii Elle rougit aussitôt, Aubry l’avait bien remarqué son teint clair l’avait trahi Marie-Julie : hum toi hein rien ne t’échappe Aubry : tu es ma copine pourquoi je te connais depuis la maternelle tu ne peux rien me cacher Marie-Julie : ça c’est vrai il m’a refilé son numéro Aubry : enfin Nick c’est jeté à l’eau c’est le genre de garçon que toutes les filles du bahut rêvent d’avoir, il est intelligent tout comme toi depuis le primaire vous êtes en concurrence s’il n’est pas premier c’est que tu l’es et vice versa ça se voit qu’il en pince pour toi Marie-Julie : ah Aubry il a juste donné son numéro c’est tout nous sommes tous les 3 trois amies depuis le primaire rien ne changera Aubry : aka tu es trop pessimiste Marie-Julie : les durs mots Aubry : tu te moques de moi madame au moins j’aurai retenu un mot du professeur de français Marie-Julie : hahaha toi hein tu ne cesseras de me faire rire C’est ainsi qu’elles cheminèrent dans la bonne humeur puis se séparèrent à l’entrée de Julie… Aubry allait passer les vacances d’été chez sa tante à la capitale ça lui fit un pincement au cœur elle allait lui manquer, sans elle, elle allait s’ennuyer, avec leurs téléphones elles allaient prendre de leurs nouvelles… Aubry parti elle continua son chemin, elle ouvra son sac et prit le papier où Nick avait écrit son numéro un sourire se dessina sur mon visage, elle parcourra l’allée qui menait chez elle et ouvra le portail, des éclats de voix se faisaient entendre c’étaient celles de ses parents elle se précipita à l’intérieur… __Les chroniques de Nelly Carelle__

Chapitre 3

Chapitre 3 Les chroniques de Nelly Carelle #_les_épines_de_la_vie_ Marie-Julie : bonsoir Sophie surprise essuya ses larmes à la vue sa fille et pierre afficha un large sourire Pierre : ma mère est rentrée vient m’embrasser Marie-Julie : hum papa tu sais très bien que je n’aime pas quand tu m’appelles ainsi Pierre : tu seras toujours ma mère vient là Marie-Julie : maman pourquoi pleures-tu ? Sophie : pierre il faut déjà que tu achètes les verres à l’enfant-ci Marie-Julie : hum maman tes yeux sont tout rouges Sophie : ce n’est rien, en fait j’étais à la cuisine entrain de découper les oignons puis ton père m’a appelé ce n’est rien Marie-Julie : hum depuis quand les oignons te font pleurer et c’est pour cela que la voix de papa se fait entendre jusqu’au portail ? Pierre : ce n’est rien Julie Marie-Julie : moi je ne suis plus un enfant, vous pouvez tout me dire Sophie : notre Julie a grandi hahaha voyez-vous ça ! Pierre : tu seras toujours mon bébé Marie-Julie : bref je suis promue en classe de première scientifique, j’ai très bien travaillé Pierre : bravo ma fille tu es bien la fille de ton père, mon futur docteur Marie-Julie : merci papa Sophie : mieux de toi tu as une fille. Bravo ma fille vient m’embrasser Marie-Julie : ne soit pas jalouse maa c’est toi la première dame tu n’ignores rien Sophie : je vous regarde seulement Ils partirent tous dans un fou-rire, ces moments étaient les plus magiques au sein de sa famille… Marie-Julie : maman qu’est-ce qu’on mange ? Sophie : j’ai fait ton plat préféré Marie-Julie : ma mère chérie merci maa Pierre : je suis aussi jaloux hein Sophie il y’en a que pour ma mère dans cette maison et moi alors ? Marie-Julie : hihihi Sophie : j’ai fait un bon plat de ndolè pour toi comme tu aimes Pierre : merci ma femme Julie voyait bien que ses parents lui cachaient bien quelque chose… un mois s’écoula pierre changea du jour au lendemain, chaque jour il sortait et rentrait saoul, Sophie désemparée l’épaulait comme elle le pouvait mais il était dans le chagrin et perdait goût à la vie Sophie : wer pierre pourquoi tu nous fais subir cela ? Bat toi pour ta famille, la solution n’est pas dans l’alcool regarde ce que tu deviens et Julie dans tout ça tu as pensé à nous ? Pierre : je suis fatigué de me battre Sophie toute ma vie depuis la mort de mes parents a été un combat, je suis fini plus de travail et endetté je ne sais plus où mettre la tête comment vais-je rembourser tous ces millions ? Sophie : on va s’en sortir comme on n’a toujours su le faire, fait un nouveau prêt à la banque Pierre : et celui que j’ai pris pour la construction de la maison je n’ai pas encore fini de rembourser Sophie : tu as essayé de voir à nouveau ton patron ? Pierre (en larmes) : il ne veut rien entendre la somme est trop importante, je n’ai plus de boulot Seigneur pourquoi cette épreuve? snif… Sophie la maison sera hypothéquée si je ne rembourse pas d’ici quelques mois, ils vont saisir mon bien, fruit de mon labeur je suis fini Sophie : c’est ton merci là-bas après tant d’années de service, chéri calme toi il ne faudrait pas que Julie te voir dans cette état. As-tu pensé à voir ton cousin Djibril pour qu'il te fasse un prêt? Tu pourras rembourser une partie et tu utilises l’autre pour investir dans un business Pierre : tu penses que je n’y ai pas pensé tout son argent passe à l’hôpital dans les soins de son bébé prématuré et sa femme tu sais qu’elle a subi une césarienne? Sophie : le pauvre et tes amis ou collègues ? Pierre : Tous mes amis m’ont tourné le dos pourtant j’ai toujours été leur soutien dans leurs moments difficiles Sophie : quelle ingratitude quand tu as un cœur pur les gens en profite. J’ai quelques économies ici pour préparer la rentrée de Julie, vu que c’est dans un mois on pourrait d’abord lancer une activité je vais demander un comptoir au marché pour vendre les vivres et fruits de saison en attendant tu pourras chercher un autre boulot Pierre : c’est une bonne idée, mais ça ne résout pas mon problème chérie, ça ne sera pas évident pour moi de trouver un bon boulot de banquier bien rémunéré comme celui-là, qui prendra le risque d’embaucher un homme dont le cv est entaché par cette histoire Sophie : triste réalité mais nous ferons avec ce que l’on a pour le moment. Ne te limite pas seulement à ce métier, avec la conjoncture économique actuelle tu peux aussi chercher autre chose qui pourra nous permettre de subsister Pierre : merci pour ton soutien chéri que ferai-je sans toi ? Sophie : c’est pour le meilleur et le pire promet moi de ne plus boire Pierre : promis je vais arrêter Sophie : Dieu fera grâce t’inquiète pas ça ira Du jour au lendemain leur train quotidien bascula, pierre perdu son emploi à la suite d’une erreur de transaction dans le compte d’un client celui-ci avait pris la clé des champs avec des millions, son patron ne voulut pas d’un arrangement pierre proposa que l’on débite un pourcentage de cet argent dans son salaire chaque fin du mois, mais celui-ci préféra se débarrasser de lui, la confiance qu’il avait pour son employé avait disparu, se trouvant dans l’incapacité de rembourser sa dette la banque saisit sa maison, pierre se retrouva à la rue avec sa famille... Sophie obtint un comptoir au marché sur lequel elle vendait des produits vivriers et des fruits de saison, avec quelques petites économies ils se trouvèrent un petit studio dans un quartier populeux de la ville Pierre devenait l’ombre de lui-même la chance n’était guère de son côté toutes ses demandes d’emploi ne trouvèrent pas de suite favorable, tout ce qu’il commençait comme activité finissait par chuter et tomber à l’eau il ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Par faute de moyen Julie quitta le collège pour le lycée ce qui l’attristait, elle ne verra plus ses amis plus souvent, mais au moins elle continuait ses études elle se devait de tout faire pour réaliser ses rêves et mettre ses parents à l’abri du besoin se disait-elle Avec Nick les trois amis étaient très proches, ils se voyaient par moments à la cafeteria du collège, Julie était toujours au rendez-vous à la sortie de son lycée le mercredi ils s’y donnaient rendez-vous pour papoter. Nick et elle se rapprochèrent, les deux tourtereaux passaient de bons moments … À la fin de l’année ils obtinrent leur probatoire scientifique leurs parents étaient fiers d’eux, Julie pria le ciel chaque jour pour que père ait un travail mais on aurait dit que ses prières n’étaient pas entendues ne dit-on pas que Dieu nous soumet à des épreuves mais il prend le temps nécessaire de nous exaucer ? L’année de terminale commença... Un jour Sophie reçue un appel au marché, elle eut comme un poids à la poitrine comme si une mauvaise nouvelle allait lui être annoncée ______au téléphone______ Sophie : allô _ Bonjour madame c’est bien vous l’épouse de Mr pierre Kenfack Sophie : oui qui êtes-vous ? _ Je suis infirmier votre mari a été admis d’urgence ici en soins intensifs par des passants il a eu un AVC venez tout de suite Sophie éclata en sanglots Sophie (en larmes) : yéeh Kenfack ne me fait pas ça, les choses que j’attends ici dehors c’est ça qui m’arrive _ Ne perdez pas de temps venez à l’hôpital de la croix Sophie : j’arrive Mr L’infirmier raccrocha, Sophie laissa sa marchandise à sa voisine au marché _ Ekié Sophie c’est quoi pourquoi pleures-tu ? Sophie : mon mari est à l’hôpital de la croix il a eu un AVC, s’il te plait Mama magni je te confie ma marchandise dès que Julie arrive elle emballe tout et rentre avec la recette de ce que tu auras vendu par derrière _D’accord ma fille wer soit forte, courage je vais le mettre dans mes prières Sophie : merci Elle s’empressa de se rendre à l’hôpital, elle prit une moto course pour l’hôpital en moins de vingt minutes elle arriva à l’hôpital toute en pleures elle pria de toutes ses forces que pierre s’en sorte _les chroniques de Nelly Carelle_

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